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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 08:16

Avec une croissance de 9,4% en novembre, le plus gros marché d'Europe tire profit des diverses primes et incitations afin de remplacer les vieux Diesel. Des mécaniques qui ne représentent d'ailleurs plus que 34% des ventes.

Chahuté en début d'exercice, le marché allemand relève la tête avec une croissance de 9,4% des immatriculations en novembre dernier, selon l'Agence fédérale de l'automobile (KBA). Ce mois de novembre affiche ainsi la progression la plus forte depuis novembre 2006. Cela se traduit  par 302700 nouvelles unités. "Cela s'explique notamment par les primes à l'achat pour les modèles Diesel les plus anciens", a relevé dans un communiqué Matthias Wissmann, président de la fédération VDA. Plusieurs constructeurs, dont Volkswagen, BMW et Ford, proposent depuis août des offres pour inciter les clients à acheter chez eux des véhicules plus propres – essence, Diesel récent, voire électriques –, dans le cadre des efforts de l'industrie automobile allemande pour limiter les émissions polluantes liées aux vieux Diesel.

L'effet de ces primes, qui peuvent dans certains cas atteindre 10000€ et ne sont proposées que jusqu'à la fin de l'année, apparaît désormais clairement dans les chiffres des immatriculations de voitures neuves. S'attendant à un tel mouvement, la VDA avait légèrement revu en hausse en octobre sa prévision de ventes de voitures neuves en Allemagne en 2017. Elle table sur 3,5 millions d'unités, soit une progression de 4% sur un an. Sur les onze premiers mois de l'année, le compteur est déjà à quasiment 3,2 millions de voitures écoulées.

Le mois dernier, Audi (+12%), Porsche (+0,8%) et Volkswagen (+8,2%), le champion du marché, ont progressé à des rythmes distincts. Côté allemand toujours, BMW (-1,6%) et Mercedes-Benz (+0,6%, groupe Daimler) n'ont pas fait d'étincelles. Peugeot et Citroën, marques du groupe français PSA, ont au contraire enregistré des hausses bien supérieures à la moyenne du marché, de respectivement 72% et 20%. Opel, depuis peu dans l'escarcelle de PSA, a vu ses immatriculations de voitures neuves en Allemagne grimper de 2,6% sur un an tandis que l'Américain Ford a avancé de 17%.

La désaffection pour les véhicules Diesel, alors que plusieurs villes allemandes pourraient bientôt interdire ce type de véhicules à la circulation, s'est confirmée en novembre. En chute de 17% sur un an, les immatriculations de voitures neuves roulant au gazole sont tombées à 34% du marché, contre près de 45% un an plus tôt. "L'avenir du moteur Diesel reste incertain", alors les craintes d'interdictions de circulation et de baisse des prix de revente des véhicules incitent les acheteurs à préférer les voitures essence, analyse Peter Fuss, expert automobile du cabinet de conseil EY. "Ces derniers mois, les pertes de part de marché des moteurs Diesel se sont amplifiées de manière massive et continue", une tendance qui risque de perdurer en 2018, estime-t-il.

Les motorisations hybrides et 100% électriques, soutenues par une prime mise en place par Berlin, restent une exception dans le paysage automobile allemand. D'après EY, leur part de marché devrait toutefois doubler en un an, pour atteindre 6% fin 2018.

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