Les délégués du SPI/GSEA vous informe de l'actualité syndicale à SEVEL, dans le groupe PSA et en France
Le conseil municipal de Cambrai a commencé avec quelques minutes de retard. Une délégation syndicale SPI/GSEA de chez Sevelnord à Hordain, s'est invitée. Gilet jaune sur le dos, banderole et tracts en main, une vingtaine de représentants syndicaux du SPI/GSEA se sont invités à la séance. Un appel aux politiques a ensuite été lu et distribué aux élus « pour qu'ils puissent remonter notre peur », confie l'un d'eux. « Seuls les politiques peuvent sauver l'industrie automobile des milliers de licenciements qui la menace à très court terme. » Patrick Prudhomme, secrétaire syndical a rappelé que la filière automobile de la région concerne 31 338 emplois salariés directs et près de 100 000 emplois indirects. La filière qui est aussi la plus touchée par la crise avec plusieurs périodes de chômage technique, des fins de contrats temporaires, une baisse de 45 % des volumes de production, des plans sociaux en cours chez les fournisseurs...
Une délégation du Syndicat professionnel indépendant - Groupement des syndicats européens de l'automobile (SPI-GSEA) de Sevelnord venue de Lieu-Saint-Amand, près de Bouchain... « Nous n'avons pas envie que nos emplois disparaissent ! », clame Sebastiano, salarié de l'usine. Des représentants de l'organisation ont ainsi été reçus en sous-préfecture pour parler de la crise économique que la société subit de plein fouet. « Entre 400 et 600 personnes de Cambrai travaillent dans l'usine, explique Patrick Prudhomme, secrétaire du syndicat. C'est donc pour cette raison que nous nous sommes rendus en sous-préfecture de Cambrai. Nous avons expliqué que les salariés n'avaient aucune vision, à ce jour, de ce qui allait se passer. Le bastion de l'automobile est en danger. Le sous-préfet, Alain Rousseau, a pris note de nos remarques et elles seront transmises en haut lieu. » « De toute façon, nous allons continuer nos actions », prévient Patrick Prudhomme. Comme beaucoup d'autres manifestants d'ailleurs, certains que la rue « va encore sévir ».
Pour le SPI/GSEA, seuls les politiques peuvent (et doivent) intervenir pour la sauvegarde de l’emploi dans l’industrie automobile
Pour cela, le SPI/GSEA a :
è Envoyé de nombreux courriers aux élus de la région.
è Rencontré le président de l’agglomération du Hainaut-Valenciennois, des maires, des députés, des Euros-députés…
è Dernièrement (lundi 22 mars) le SPI/GSEA a été reçu par Luc Chatel ministre délégué à l’industrie et l’économie.
A chaque fois, le SPI/GSEA a fait part de ses craintes sur l’avenir de l’emploi dans l’industrie automobile et plus précisément pour notre usine Sevelnord afin qu’elle ne se retrouve pas dans la situation d’Heuliez ou Chausson Creil…