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Les délégués du SPI/GSEA vous informe de l'actualité syndicale à SEVEL, dans le groupe PSA et en France

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Propositions du SPI/GSEA remise hier au Ministre Luc Chatel

Relancer l’achat de voitures neuves par la mise en place de la TVA sociale, d’une baisse significative des taux d’emprunt et le départ en retraite anticipé : propositions du SPI/GSEA

 

Rappel : Le secteur automobile est le secteur le plus impacté par la crise que nous subissons.

Le marché Européen de véhicules neufs (27 pays) à baissé de 26,5 % en décembre 2008 et de 28,2 % en janvier 2009 entrainant les constructeurs et leurs nombreux sous-traitants dans une spirale infernale de réduction des volumes produits et cela soit par du chômage technique, soit par des coupures de volumes.

Pour Sevelnord, nous disposons à mi-mars, d’un stock d’avance de 92 jours de fabrication sur l’ensemble de notre gamme d’utilitaires !

Dans l’absolu, Sevelnord pourrait se permettre de cesser toute production pendant 4 mois sans que les concessions de vente soient en rupture !

Depuis le 16 mars, Sevelnord ne produit plus que 28 véhicules/heure au lieu des 40vh/h habituels, et pourtant cette réduction ne suffît pas à faire baisser les stocks !

 

1/ La TVA sociale : transférer sur une TVA sociale (selon les mêmes mécanismes que la TVA et avec des taux à préciser) tout ou partie des charges sociales qui pèsent aujourd'hui sur le prix de revient des entreprises et nuisent à leur compétitivité.

  • Intérêts :
  • Réduire les déficits publics en appliquant ce transfert aux retraites des fonctionnaires qui ne seraient plus financées par le budget de l'État ;
  • Rendre plus compétitif le travail en en diminuant fortement le coût, de ralentir ainsi le remplacement de l'homme par la machine et de rendre moins rentables les délocalisations (deux cibles importantes pour l’industrie automobile)
  • Faire baisser fortement le prix des produits exportés (qui sont vendus hors TVA).
  • Faire participer les producteurs étrangers à notre propre protection sociale en taxant les produits importés, de plus en plus abondants; le flux préoccupant des délocalisations en serait ralenti.
  • Faire participer l'ensemble des consommateurs, en élargissant l'assiette du prélèvement...

Pour le secteur de l’automobile, cette TVA sociale ne peut que doper les ventes, notamment vers l’étranger et rééquilibrer la concurrence vis-à-vis des pays qui appliquent déjà ce système (ex : Allemagne).

 

2/ Baisser le coût du crédit : Le SPI/GSEA propose d’aller au delà des propositions de taux bonifiés pour l’achat de voitures neuves :

 

  • Accorder aux deux sociétés de crédit liées aux constructeurs nationaux, Renault Financement et Crédipar (PCA) une aide consentie par l’état ou l’Europe de financement à hauteur de 1,5%.
  • En contre partie, ces deux sociétés de crédit s’engagent à consentir des prêts aux particuliers sur la base du taux consenti par l’état ou l’Europe.

 

Pour le SPI/GSEA, la crise que nous vivons est avant tout une crise du financement.

Redonner du pouvoir d’achat aux acheteurs de véhicules neufs, c’est libérer une partie du goulot d’étranglement qui pénalise l’industrie automobile mais aussi l’ensemble du secteur marchand.

 

3/ Anticiper le départ en retraite des « séniors » de l’industrie automobile :

 

  • En accordant une dérogation spécifique à l’industrie automobile (fabricants et sous-traitants) qui permettrait le départ à taux plein des salariés à partir de 56 ans (avec 40 ans de cotisations validées), salariés qui ont connu des conditions de travail souvent pénibles (contraintes de postes, nuits, travail à la chaine…).
  • En cas de reprise économique cet accord pourra être modifié sur la base d’une embauche pour un départ.
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