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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 20:55

 

Présent dans le parc d'assistance du Rallye Monte-Carlo, Carlos Tavares, président du directoire du Groupe PSA, a répondu sans détour à nos questions.
Carlos Tavares : « Il faut ramener du bon sens » Carlos Tavares, président du directoire de PSA.

WRC avec Citroën, Formule E avec DS et l’alliance avec Virgin Racing, World RX avec Peugeot, et jusqu’en début d’année le Rallye-raid avec le Lion, consacré une nouvelle fois avec Carlos Sainz, l’engagement de PSA en sport automobile demeure des plus éclectiques.

Président du directoire du groupe français et lui-même grand amateur de sport automobile, Carlos Tavares n’a pas manqué l’occasion de se déplacer sur le Rallye Monte-Carlo la semaine passée, pour soutenir Citroën Racing et le tandem Kris Meeke - Craig Breen, alignés sur la C3 WRC.

Le responsable en a également profité pour revenir avec nous sur les sujets entourant les programmes sportifs de PSA. Si l’on attendait notamment un possible retour de Peugeot en Endurance, c’est le World RX et le futur E-WRX qui ont retenu les faveurs du Lion.

« Nous sommes dans une époque que l'on peut qualifier de darwinienne : tu t'adaptes ou tu disparais, explique Carlos Tavares. C'est pour cette raison que je suis passionné par les sujets que nous évoquons là : le sport automobile a toujours gravité autour de l'industrie automobile.

Mais si celle-ci avance et que la compétition continue de faire ses ronds en ignorant tout cela, devinez ce qui va lui arriver... Raison pour laquelle nous sommes allés vers le WRX et le futur E-WRX plutôt que le WEC, ou que nous nous sommes immédiatement investis en Formule E. Sans quoi, on nous reprochera d'avoir été des dinosaures incapables de s'être adaptés. »

Le pragmatisme est également au coeur des choix de Carlos Tavares pour les orientations des engagements sportifs de PSA.  « La période où l'on pouvait se permettre, sur un coup de tête, d'émotion ou d'ego, de s'engager dans un championnat et d'engager des millions et des millions d'euros est révolue.

Il faut prendre la dimension de ce que représente aujourd'hui la compétition de l'industrie automobile, qui n'est pas en-deçà du niveau de celle rencontrée en sport automobile.

C'est d'une dureté que vous ne pouvez pas imaginer. Dès lors, il y a toutes les raisons du monde pour que ce qui est dur au sens de l'industrie vienne à déteindre sur le sport automobile pour une question de rendement de l'argent dépensé.

Et si nous sommes des passionnés sincères de ce sport, nous devrions tous combattre les démarches inflationnistes qui sont de nature à tuer notre sport en nous conduisant dans des impasses [...] Si on veut le protéger, il faut ramener du bon sens. »

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